Chroniques publiées sur le site en décembre 1999
 
Amis lecteurs, si vous constatez que des liens de cette rubrique ne sont plus valides, merci de nous le signaler... Tant que notre espace serveur ne sera pas plein, nous nous efforcerons de conserver les articles anciens. Vous aurez ainsi tout le loisir de compléter votre discothèque ! Alors, bonne lecture et bonne musique...
 
Philippe Lefèvre alias Phil Smith
Tales - Stonehenge for Eternity 
Notre vieil ami Jean-Luc Berthelot fait partie de ceux que j'ai eus la grande joie de chroniquer dans les colonnes de Keyboards Magazine. Comme quoi il n'est pas inutile de me faire parvenir vos productions personnelles ! Toujours dans une ligne "Ambiant", cette invitation à la méditation repousse les concepts de musique linéaire plus loin encore vers l'horizon. Si la méthode d'enregistrement reste "à l'ancienne", c'est-à-dire sans séquenceur, tous les synthétiseurs utilisés sont totalement numériques. L'enregistrement et le mixage permettent d'estampiller la pochette en DDD. Comme à son habitude, Jean-Luc nous emmène en voyage. Cette fois, nous traversons la Manche pour aller dans la banlieue de Londres. Nous avons rendez-vous au cercle de pierres de Stonehenge. Les Nappes profondes et amples ne sont troublées que par les voix des esprits et les cloches des druides. Si vous connaissez l'endroit, fermez les yeux... Voilà, vous y êtes, le soleil se couche derrière les monolithes...  
La pochette du disque
http://www.atkl.com/tales/  
Blue Line
Toto - Mindfields   
Comment passer à coté d'un album de Toto ? Impossible ! Il faudrait être aveugle et sourd ou avoir trop forcé sur le Céline Dion... Nous sommes ici en présence d'un des plus grands groupes de notre époque. Que ceux qui n'en sont pas convaincus écoutent "Childs Anthem" sur leur platine vinyle... Mais revenons au présent. Dés les premières notes de "After you've gone" on se retrouve en pays connu. Aucun doute possible, c'est du bon ! Ca sonne comme du "Rosana" les p'tits gars ! A partir de là, que voulez-vous que je vous dise d'autre ? Je peux juste me livrer au jeu périlleux, stupide et inutile des pronostiques. Alors, à mon avis, on devrait entendre "Minfield" durant les vingt et une prochaines années environ... Au moins ! Enfin je crois... De toutes façons, tout le monde doit avoir ce disque à la maison, et puis c'est tout ! Sinon c'est un zéro, plus un zéro, égal la tête à... La pochette du disque
    
Blue Line
John Mellencamp - John Mellencamp  
Vingt ans de route, quinze albums et toujours la fraîcheur des rivières de l'Indiana dans sa musique ! John Mellencamp réussi le tour de force de ne pas s'auto-parodier. Bien sûr, la veine du filon est bien la même : guitare, basse et batterie. Mais en vieux prospecteur, il a su utiliser de nouveaux outils pour creuser le rock plus profondément. C'est fou ce qu'un peu de sitar et quelques tablas peuvent faire pour élargir une ligne aurifère ! La voix rauque mais néanmoins légère se place avec exactitude, comme un étai sous la voûte d'une galerie. Tour à tour enjouées et mélancoliques, les parties de violon solo sont aussi brillantes que de la poudre de vingt-quatre carats. L'harmonica est enivrant comme un bon vieux bourbon de contrebande. La guitare slide coule autant que du miel sauvage sur les doigts. Un grand bol d'air pur quoi ! Pour sûr étranger ! Si tu descends à la ville avec ce disque-là dans ton baladeur, prends garde aux foies jaunes qui pourraient bien te plomber pour pouvoir l'écouter ! Indispensable pour tous les vieux fans et fortement recommandé pour les autres. Yep !  La pochette du disque
http://www.jmellecamp.com  
Blue Line
Patrick Broguière - Icônes  
Loin des grosses productions élaborées de toutes pièces et uniquement destinées à vendre, les musiques de Patrick Broguière sont composées par un authentique créateur. Chacun de ses albums relève d'un concept. Tout est conçu comme une grande exposition où les oeuvres seraient les différents morceaux, formant un ensemble, unis par le même esprit. Bien sûr, il est impossible de ne pas penser que notre ami a un peu trop écouté de rock progressif dans sa prime jeunesse. Mais peut-on réellement affirmer que Genesis, Yes, King Krimson, pour ne citer que ceux-ci, n'ont pas participé à notre éducation musicale depuis plus de vingt ans ? Les compositions, sorte d'alchimie entre les balades des troubadours et les sonorités synthétiques d'aujourd'hui, nous emmènent dans un espace-temps médiéval et baroque. La production est simple et dépouillée. Les parties de pianos sont jouées avec une maîtrise parfaite. Voici un disque riche, dont les formules devraient éveiller votre inspiration... La pochette du disque
    
Blue Line
Patrick Broguière - Mont Saint-Michel   
Dernier album en date de notre baladin de la production, cet opus est un véritable court d'histoire et de théologie, un parcours initiatique. Tel Guillaume de Baskerville, Patrick Broguière a réalisé un travail de recherche exceptionnel. Si son palimpseste musical n'atteint pas la consécration de celui d'Umberto Eco, il n'en est pas moins envoûtant. Même si vous êtes aussi sourd que le bossu de Notre-Dame, ce disque vous contera les fables des mystères de ce lieu spirituel. Enfilez donc votre robe de bure et partez à la découverte des cryptes et des sacristies... Les guitares sonnent comme du Mike Oldfield, les anges - à moins que ce ne soit quelque sauvageonne au corps de diablesse - vous enchanterons. Péllerins, prenez garde à la tentation ! Juste pour le plaisir, le normand expatrié que je suis ne peut résister au plaisir de vous rappeler ce vieux dicton breton : " Le tout puissant dans sa folie, a mis le Mont en Normandie. "  La pochette du disque
http://www.tutti-image.com/broguiere
Blue Line
The Mayfield Four - Fallout   
Le style " Folk-rock " est un des plus prolifique du moment. Je parle de musique bien sûr ! Pas de la soupe " Dance " vaguement Techno et malheureusement pas si virtuelle que nous le souhaiterions... Voici donc un disque énergique et nuancé. Incompatible, me direz-vous. Pas du tout ! Le son est franchement américain ; puissant et précis. La formation est classique : guitare, basse, batterie. La voix de Myles Kennedy n'est pas sans rappeler celle du regretté - ô combien - Jeff Buckley. Il signe également la quasi-totalité des titres ; paroles et musiques. L'ensemble est excellent. Il est si rare de ne pas trouver quelques titres plus approximatifs que les autres dans un premier album ! De plus, on ne peut rester insensible à un groupe qui utilise un Mellotron et des tablas... Bref, un achat hautement recommandé si vous ne voulez pas passer pour un blaireau dans dix ans quand Mayfield Four vendra des millions de galettes en or, en platine ou en diamant. La pochette du disque
http://www.themayfieldfour.com   
Blue Line
Creed - My own prison   
Dés les premières secondes, les premiers accords de guitares, on est fixé. Le son lourd et saturé, la voix cassée, la batterie qui pousse le rythme, l'énergie dégagée... Nirvana ! Oui, je sais. Il y a des références dont on devrait se méfier, mais que voulez-vous ? Il faut savoir prendre des risques ! Ces quatre jeunes musiciens ne viennent pourtant pas de Seattle. Je ne sais pas si on passe aussi des nuits blanches (référence cinéma, cette fois) du coté de Tallahasee en Floride, mais toujours est-il que le résultat sonne plutôt sombre. Jetez un oeil sur la pochette, histoire de vous faire une idée... S'il faut bien reconnaître que ce type de Rock est bien trop souvent plus bruyant que réellement musical, soyez rassurés ; le producteur Ron St Germain mixe habituellement Soundgarden, entre autres... Quelles que soient vos convictions religieuses, sans renier notre foi en St Tétiser, voici un Opus Dei que je confesse écouter avec plaisir. La chair est si faible mon frère... La pochette du disque
http://www.creednet.com
Blue Line
Flight 16 - Flight 16  
S'il était possible de faire une synthèse des différents courants qui composent actuellement le Rock, nul doute que ce jeune groupe pourrait en être un bon représentant. Une partie rythmique lourde et puissante, des guitares tantôt saturées par l'overdrive jusqu'à la limite, tantôt acoustiques et aériennes. Des arrangements de cordes somptueux sur une voix parfois soutenue par des chorus. Les troisième et quatrième morceaux de l'album en sont de parfaits exemples. J'ai vraiment le sentiment que " Wait for tomorrow " et " It's a shame " sont des titres qui méritent les honneurs. Les compositions sont élaborées, inventives et les mélodies sont imparables. Enfin, ce que j'en dit... Le producteur Dave Jerden n'est d'ailleurs certainement pas étranger à ce résultat. Il a travaillé avec Offspring et Alice in Chains. " Nous sommes des fans absolus de Alice in Chains. " explique le leader de Flight 16. " Ca a été extraordinaire quand celui qui a produit deux des albums de mon groupe préféré m'a appeler pour produire le mien. " Tu m'étonnes mon gars... La tête que je ferais si Eno téléphonait à la maison !  La pochette du disque
    
Blue Line
Mercury Rev - Deserter's Songs  
Attention ! Grand disque. Je vous aurais prévenu... Les orchestrations sont sophistiquées, les compositions, presque symphoniques. Et pourtant ça reste du Pop-Rock ! Si je me souviens bien, il y a eu autrefois quatre types qui faisaient la même chose. Mais ils se sont séparés et refusent de retravailler ensemble tant que John sera mort... Mais revenons à notre propos ; dire du bien de ce superbe album. C'est le quatrième depuis dix ans que le groupe a débuté. Etonnant que le grand public ne les ait pas encore porté en haut des affiches. Espérons que cela changera maintenant. Les instruments utilisés font partie de ses claviers que l'on aime : Chamberlin, Mellotron, Wurlitzer, Clavinet et bien sûr B3. Certains sont même assez étonnants... Juste une question : la scie musicale, on classe ça dans quelle catégorie ? Les ambiances font parfois penser à Pink Floyd, époque " Meddle - Echoes " si vous voyez... La production est inventive et impeccable. Le mélange du clavecin, de la flûte, de la trompette et des instruments cités plus haut donne un son que je ne puis que vous engager à tenter de retrouver dans vos productions personnelles. Bon courage les p'tits gars !  La pochette du disque
    
Blue Line